Michel Drucker répond aux questions de France Soir

Publié le par Tout sur Michel Drucker



Dans France Soir du 4 novembre, l’animateur-journaliste se confie également sur son métier.

Entre deux émissions, Michel Drucker s’installe dans son bureau pour répondre aux questions. Détendu, il parle de son duo avec Wendy Bouchard et évoque ses meilleurs souvenirs à la station. Un brin nostalgique, il ne cesse de fixer une photo prise avec Coluche dans les locaux d’Europe 1 lors de l’émission Studio 1, qu’il présentait de 1983 à 1987, et se rappelle avec émotion de ses débuts.

FRANCE-SOIR. Pourquoi avoir fait appel à Wendy Bouchard pour coprésenter Studio Europe 1 ?
MICHEL DRUCKER. 
Parce qu’il n’y a que très peu de véritables duos à la radio et à la télévision. Généralement, les femmes servent de simples faire-valoir. Je souhaitais créer une vraie collaboration où chacun prendrait la parole de manière équitable. Par intuition, je savais que le duo fonctionnerait.

Vos invités sont, pour la plupart, des amis…
Il est vrai que j’ai interviewé un bon nombre d’entre eux à plusieurs reprises. Je connais André Dussollier et Sabine Azéma depuis vingt-cinq ans (ces acteurs sont à l’affiche des Herbes folles, lire critique en page Cinéma). Au fil du temps, il s’est instauré une relation de confiance entre nous. C’est un travail de longue haleine. Les gens ne comprennent pas toujours qu’il est difficile de recevoir des artistes hors promotion. Mais lorsque nous connaissons bien nos invités, ils se laissent plus facilement aller à la confidence.

Qu’est-ce qui vous plaît dans l’idée de les faire parler de leur enfance ?
Tout part d’elle. Elle construit la personne que nous sommes. Mes invités sont pour la plupart originaires de province. Le public se reconnaît plus facilement en eux.

Pourquoi être revenu, l’année dernière, à l’antenne d’Europe 1 après plus de vingt ans d’absence ?
Cette station a eu une importance capitale dans ma carrière. J’ai passé huit ans à RTL (de 1974 à 1982) où je réalisais de très bonnes audiences. Mais les décideurs ne savaient même pas que je faisais de la radio. En arrivant à Europe 1, les gens ont commencé à s’intéresser à moi. La plupart des grands éditorialistes sont passés par la station, que ce soit Guillaume Durand, Jérôme Bellay, Etienne Mougeotte ou encore Gérard Carreyrou. Je pense que nous ne pouvons pas vraiment nous accomplir dans le métier sans être passé par cette radio. J’aime l’idée qu’Europe 1 soit une station populaire de qualité. Elle a une vocation de service public alors que RTL est davantage assimilée à une chaîne comme TF1.

Quel est justement votre plus beau souvenir dans ces locaux ?
Les tournées d’été que nous faisions, à l’époque, sur les plages de France. Chaque soir, de 8.000 à 15.000 personnes se déplaçaient pour voir le podium Europe 1  où les plus grands artistes se produisaient sur scène, comme Thierry Le Luron, Stone et Charden ou encore Catherine Lara. Le public assistait à deux heures de spectacle. S’il y a une chose que je regrette aujourd’hui, c’est que nous ne délocalisions pas davantage la station pendant plusieurs jours, dans différentes villes de France. Il n’y a rien de mieux que de se retrouver au contact du public.

Quels conseils donneriez-vous à la jeune génération ?
Qu’il ne faut pas être cynique juste pour l’être. On m’a souvent reproché d’être « trop gentil ». Mais ce n’est pas avec de la méchanceté gratuite que nous réussissons dans ce métier.

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