Michel Drucker dans VSD : « La France a la gauche la plus bête du monde »

Publié le par Tout sur Michel Drucker

Le 8 juillet, Paul Wernus reçoit, pour sa rubrique de VSD, Michel Drucker. Voici l'article :

A peine arrivé, Michel Charasse, éternel grognon, s’en prend avec véhémence aux socialistes. Élisabeth Guigou y voit une attaque personnelle : «  Tu arrêtes ou je m’en vais !  » Elle a bien gardé sa liberté de parole : « Il y a 27 millions de chômeurs dans l’Union européenne, soit 10 de plus qu’il y a un an, et l’Europe propose un plan de relance riquiqui, quatre fois inférieur à celui des États-Unis. Et le PS, une fois encore, est hors sujet. L’Union de la gauche me paraît inévitable, mais avec des partis de gouvernement, pas dans la contestation. Nos électeurs nous disent : “Arrêtez tous vos simagrées. Il est plus urgent de régler les problèmes de chômage que de désigner un candidat pour 2012.” Je vous l’avoue, longtemps réticente, je suis désormais favorable à des primaires. » Charasse de la contredire : « La primaire, c’est la clameur publique ; celui qui crie le plus fort n’est pas forcément le meilleur. À 68 ans, j’ai déjà donné. Pas question de reprendre du service, à moins que le pays soit assiégé  ! »

Michel Drucker s’adresse à la députée de Seine-Saint-Denis : « Le temps n’a pas de prise sur vous. Vous êtes la même qu’il y a quinze ans. » S’il n’existait pas, il faudrait l’inventer. « Savez-vous qu’après un mois de vacances, vous perdez 20 points de QI. La vie, c’est comme le vélo, il ne faut jamais arrêter de pédaler, sinon, vous tombez ! Voilà quarante-sept ans que je suis sur le terrain, et je viens de resigner à France 2 pour deux ans. » Fils et frère de médecins, il s’assume : « Un hypocondriaque, c’est quelqu’un qui entre dans les pharmacies pour savoir quelles sont les nouveautés. J’ai toute la panoplie : stéthoscope, tension, et des compléments alimentaires que m’a fournis Jeannie Longo  ! » Puis, inquiet, il lance à Charasse et Guigou  : « Ce qui me fascine, chez vous, c’est votre cadence infernale : il y a plus de pontages, de dépressions et de crises cardiaques chez les politiques que dans notre métier. » Charasse s’esclaffe : « Au Sénat, j’ai une très bonne mutuelle, et une cuirasse. François Mitterrand m’a appris à être impavide devant l’adversité. » Drucker retourne à ses obsessions  : « Quand je vois tous mes copains qui ont pris leur retraite, un an plus tard, je ne les reconnais même plus. Je suis hanté par la cessation d’activité. »

Se tournant vers Charasse : « Que feriez-vous si vous abandonniez la politique  ? » « Je dirais du mal de ceux qui en font  ! » Pour Élisabeth Guigou, pas de retraite en vue, elle nous annonce qu’elle sera à nouveau candidate dans trois ans. Leur recette pour avoir un tel tonus ? « Garder sa capacité d’étonnement », déclare Charasse ; « avoir le goût des autres », renchérit l’animateur, qui confesse : « J’ai toujours le stress, la peur de ne plus être dans le coup. Le racisme de l’âge m’angoisse. Avec PPDA, Denisot et Foucault, j’appartiens à une génération qui, depuis longtemps, ne devrait plus être à la télé. » Affectif, il s’adresse à Charasse : « Vous avez fait à ma mère le plus beau des cadeaux. Grâce à vous, le président Mitterrand m’a remis la Légion d’honneur. »

Michel Drucker est-il de droite ou de gauche ? Il répond : « Dans la famille, on a toujours voté à gauche. Je suis du côté de ceux qui souffrent. Longtemps, on a dit que la France avait la droite la plus bête du monde. Je me demande aujourd’hui si ça n’est pas la gauche. Je suis de ceux qui pensent que Nicolas Sarkozy est le meilleur animateur de télé du PAF ; il est à la fois une rock star et un grand stratège ; et il a la baraka. Un homme qui pratique le cyclisme et la course à pied, c’est quelqu’un qui sait souffrir… » Charasse surenchérit  : « Sarkozy a un culot monstre, il ne se fait pas de nœuds au cerveau. » Élisabeth Guigou se montre inattendue  : « Ce que j’adore chez lui, c’est Carla. Intelligente, elle a des intuitions et de la grâce et ça déteint sur le président. »

 

Commenter cet article