Le “doc” du lundi : Michel Drucker s'entretient avec Jacques Chirac

Publié le par Tout sur Michel Drucker

Février 2007 : Bernardette Chirac est l'invitée de “Vivement dimanche”. Son mari, encore chef de l’Etat, a accepté de répondre, depuis l’Élysée, aux questions de Michel Drucker. La présidentielle approche, mais il n’a pas encore rien dit de ses intentions. Une petite phrase sera largement commentée. Elle est révélée par Le Parisien. Interrogé sur RTL, l’animateur précise que sa question était : « Qu’est-ce que vous allez faire le jour où vous quitterez l’Elysée, que ce soit dans quelques mois ou dans cinq ans ? ». Mais la réponse n’a rien d’anodine, surtout que l’état de santé de Jacques Chirac fait l’objet de nombreuses rumeurs. « Il y a sans aucun doute une vie après la politique. Jusqu’à la mort », prononce avec émotion le président. En fin politique, il ajoute : « J’ai toujours essayé d’agir pour les Français. Si je n’ai plus de responsabilités de cette nature et bien, j’essaierai de servir la France d’une autre manière », souligne le président de la République.
Retour sur le plateau où son épouse, visiblement émue — « au bord des larmes », note la presse —, réagit : « La chute est un peu triste » . Avant d’ajouter, un peu plus tard, à propos du palais de l’Elysée qu’elle habite depuis 1995 : « Oui, cette maison me manquera beaucoup, mais je m’adapterai. Il faut bien accepter ce que le destin décide. »
Les journalistes politiques s’emparent des déclarations présidentielles pour les analyser : le 14 février, l’éditorialiste de L’Express, Christophe Barbier, écrit : « Au moment de quitter le pouvoir, la vérité intime perce, par-delà une inépuisable roublardise. Des secrets confiés à Michel Drucker, une confession surtout, livrée, comme le fit François Mitterrand, à Pierre Péan et apparaissent soudain les douleurs et les doutes d’une vie. » Le Nouvel Observateur parle de « testament politique ». Même la presse étrangère relaie l’entretien. En particulier le très british Daily Telegraph. Pour la presse, la chose est entendue. Jacques Chirac ne briguera donc pas un troisième mandat. « La question de Michel Drucker au président est une question totalement intemporelle et le président y répond de façon tout à fait intemporelle », réplique l’entourage du chef de l’Etat, qui veut encore brouiller les pistes pour garder encore un peu de pouvoir de par vers lui : « La réponse du président n’apporte de ce fait aucune information quant à la décision qu’il prendra, comme il l’a toujours dit, le moment venu ».


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